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La Chaire dispense des connaissances sur la maltraitance envers les personnes aînées dans divers cours universitaires

Thématique : Étudiants Formation

L’amélioration de la formation des futurs intervenants est sans contredit un objectif à poursuivre pour améliorer les connaissances et infléchir les pratiques.

Aux États-Unis, l’insertion systématisée de contenus gérontologiques à l’intérieur des curricula s’est révélée positive au regard de l’intérêt que les étudiants portent aux personnes âgées ainsi que sur leur perspective de carrière. Émilie Rousseau-Tremblay[1], m.a. en gérontologie, a questionné la formation initiale sur le vieillissement dans les curricula des écoles de service social de huit universités au Québec.

Son étude démontre que, globalement, les écoles de travail social conçoivent toutes la formation en gérontologie comme la rencontre de deux choix individuels, celui de l’étudiant, et celui du professeur, et ce, en dépit des données probantes qui indiquent que cette stratégie est inefficace. Par chance, cette conception a changé à l’Université de Sherbrooke à l’automne 2012 où, dans le nouveau programme de baccalauréat, le cours de travail social gérontologique est devenu obligatoire pour tous !

Plus spécifiquement en ce qui concerne la formation sur la maltraitance envers les personnes aînées, plusieurs études, dont une canadienne[2] auprès d’un petit échantillon de professionnels de la santé, a fait ressortir que près de la moitié des répondants n’avaient pas reçu de formation initiale ni de formation continue après l’obtention de leur diplôme sur le sujet. Or, ceux qui avaient suivi de la formation après l’obtention de leur diplôme réussissaient mieux à identifier les facteurs de risque de maltraitance.

La Chaire apporte sa contribution pour changer l’état des choses, notamment, en incluant la thématique de la maltraitance envers les personnes aînées dans plusieurs cours universitaires. À titre d’exemple, la session hiver 2013 est bien garnie à ce chapitre. Marie Beaulieu est titulaire du cours Problèmes sociaux du vieillissement et travail social du baccalauréat en service social à l’Université de Sherbrooke. Elle intervient également dans le cours Profils vulnérables donné au certificat en victimologie de l’Université de Montréal (campus de Laval) et dans le cours Dimensions biopsychosociales du vieillissement du microprogramme de 2e cycle en Soutien conseil en gérontologie. Louise Belzile est responsable du cours Intervention auprès de la personne âgée qui s’insère dans le microprogramme de 2ecycle en Intervention en gérontologie.

 


[1]  Rousseau-Tremblay, É., & Couturier, Y. (À paraître). Adéquation des formations universitaires en travail social aux défis que pose le vieillissement au Québec. Revue canadienne de service social.

[2] Wong, C. et Marr, S. (2002). Factors influencing health-care professionals in identifying and managing elder abuse: a preliminary report. Geriatrics Today, 5.