L’étude de la maltraitance envers les personnes aînées peut se faire sous plusieurs angles. L’étendue et la diversité des sujets traités au sein des cinq écrits publiés par la Chaire depuis le début de l’année 2017 le démontre d’ailleurs très bien. Voici un résumé de chacune de ces publications, un article scientifique, trois chapitres de livre et un mémoire :

Article : L’agression sexuelle envers les aînées : un problème social en mal de reconnaissance

À la toute fin de l’année 2016, Marie Beaulieu et Marika Lussier-Therrien, titulaire d’une maîtrise en service social de l’Université de Sherbrooke et ancienne étudiante à la Chaire, publiaient un article dans la revue Recherches féministes.

Les auteures y présentent l’état de connaissances au sujet des agressions sexuelles envers les personnes aînées et mettent en lumière les pratiques qui sont adoptées pour lutter contre ce problème social. L’article se conclut « par une réflexion sur l’importance de poursuivre le développement des connaissances et des pratiques sur ce sujet ».

 

Mémoire : Mémoire sur le projet de loi nº 115. Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînées et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité

La Chaire présentait son mémoire le 20 janvier 2017 auprès de la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre des consultations particulières et des auditions publiques sur le projet de loi nº 115.

Dans son mémoire, la Chaire salut le projet de loi n° 115 tout en soulignant l’importance que « le gouvernement franchisse un pas supplémentaire en matière de réponse étatique à la maltraitance envers les personnes aînées. »

Trois remarques liminaires sont présentées :

  1. Nous avons besoin d’une loi pour renforcer les mécanismes existants et en créer d’autres.
  2. Il est avisé que l’approche retenue ne soit pas le signalement obligatoire.
  3. Cette loi ne sera efficace que si l’on continue à renforcer les autres mécanismes existants.

La Chaire reconnaît les répercussions positives d’un tel projet législatif. Nonobstant, elle présente ses questionnements découlant d’éléments qu’elle estime imprécis ou absents. Des pistes de solution sont suggérées par la Chaire afin que ce projet de loi soit un outil efficient dans la lutte contre la maltraitance envers les personnes aînées et les personnes majeures en situation de vulnérabilité.

Consultez le mémoire de la Chaire pour davantage d’information sur sa prise de position. 

 

Chapitre : Le bénévolat : clé d’accès au droit et à la justice pour les personnes aînées vulnérables?

En février 2017, la Chaire collaborait avec plusieurs partenaires à la publication d’un chapitre sur le rôle-clé que jouent les bénévoles pour favoriser l’accès au droit et à la justice des personnes aînées. Celui-ci fut publié dans le volume 424 du livre La protection des personnes vulnérables du Barreau du Québec. Ce travail fut réalisé dans le cadre du projet sur l’Action bénévole auprès des aînés maltraités sur le plan matériel ou financier (ABAM-MF) de la Chaire. Les auteurs sont

  • Me Christine Morin, professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés,
  • Marie Beaulieu, titulaire de la Chaire,
  • Sophie Éthier, professeure agrégée à l’École de service social de l’Université Laval,
  • Andrée Sévigny, professeure associée à l’École de service social de l’Université Laval,
  • Jessica Calvé, professionnelle de recherche,
  • Jordan Bédard-Lessard, étudiant à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke.

Dans le cadre de ce chapitre, les auteurs se sont intéressés aux rôles des organismes à but non lucratif (OBNL) et des bénévoles à l’égard des personnes aînées maltraitées. Ils ont également voulu dégager la contribution des OBNL et des bénévoles pour que ces personnes aînées puissent plus facilement accéder au droit et à la justice. L’objectif global des chercheurs était de mieux comprendre l’action des OBNL ainsi que les pratiques et les enjeux liés à l’action bénévole, et ce, dans le dessein de présenter « les meilleures pratiques et d’outiller les OBNL et leurs membres dans leurs actions. »

 

Chapitre : La place de la conciliation dans certaines matières non contentieuses : la justice participative et les personnes aînées

La Chaire a également collaboré à la publication d’un deuxième chapitre au sein du volume 424 du livre La protection des personnes vulnérables. Celui-ci fut rédigé par Me Ann Soden, directrice exécutive de l’Institut national du droit, de la politique et du vieillissement/Clinique juridique des aînées, la titulaire et la coordonnatrice de la Chaire, Marie Beaulieu et Roxane Lebœuf.

Le chapitre présente des pistes pour le développement du droit et pour la mise en application de la justice participative. L’approche de la justice participative est fortement préconisée par les auteures particulièrement dans les cas où les clients s’avèrent des personnes aînées en situation de vulnérabilité. Les auteures mettent en lumière l’importance du travail multidisciplinaire et intersectoriel afin de rendre les recours juridiques plus compréhensibles, accessibles et efficaces.

Cette analyse est ainsi une remise en question de l’ensemble des pratiques juridiques qui sont pour l’heure employées pour résorber les problématiques auxquelles sont assujetties les personnes aînées. 

 

Chapitre : Crime Prevention Over the Life Course : Elder Abuse

Ce chapitre fut publié dans le livre Preventing Crime and Violence paru aux éditions Springer sous la direction de Brent Teasdale et Mindy S. Bradley. Dans ce chapitre, les auteurs Thomas Goergen, Ph. D, Directeur du département de criminologie à German Police University, et Marie Beaulieu, P.h. D. promeuvent des approches préventives pour lutter contre la maltraitance envers les personnes aînées.

Les co-chercheurs tirent profit de leur domaine d’expertise respectif afin de présenter des concepts, des approches et des théories qui découlent à la fois du domaine de la criminologie et du service social.  

En cas d'urgence

Si vous vivez de la maltraitance ou êtes témoins d'une situation de maltraitance et souhaitez obtenir de l'information ou de l'aide, veuillez communiquer avec la ligne Aide Abus Aînés (pour les résidents du Québec)

1 888 489-ABUS (2287)

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