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L’autonégligence chez les aînés : des défis pour la pratique. Voici comment Fiona Neesham-Grenon a introduit son travail de maîtrise auprès d’un public captivé par la thématique qu’elle aborde.

Au cours des dernières semaines, Fiona a présenté les résultats de sa recherche aux coordonnateurs régionaux du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2010-2015, aux représentants du Secrétariat aux aînés, aux membres de la mission wallonne en visite à Sherbrooke ainsi qu’à ses collègues, les travailleurs sociaux du CSSS-IUGS.

L’autonégligence est un concept aux contours encore mal définis. Est-ce en lien avec un diagnostic médical? Est-ce de la maltraitance? Est-ce fréquent? Une chose est certaine, ces situations complexes engendrent souvent une impression de lourdeur et d’impuissance chez les intervenants sociaux aux prises avec ce phénomène encore mal nommé, mal identifié et mal compris.

Treize intervenants rattachés à trois CSSS en Estrie ont accepté un entretien au cours de laquelle ils ont parlé de leurs expériences professionnelles avec des personnes autonégligentes. Leurs propos ont permis de rencontrer les objectifs de recherche qui avaient été ainsi fixés :

1. Reconstruire le sens du concept

2. Identifier les défis de la pratique, les ressources et les actions mises de l’avant

3. Proposer des pistes d’intervention et de réflexion

4. Réfléchir au lien entre autonégligence et maltraitance

Ces travaux ont permis d’identifier quatre grands défis ou enjeux de pratique que doivent relever les trois principaux acteurs convoqués dans l’intervention en maltraitance, soit la personne aînée, le travailleur social et le CSSS (contexte de pratique). Il s’agit de la gestion des risques, des pressions de l’environnement, de la collaboration de l’aîné et de l’intensité et la fréquence des services. Cette recherche exploratoire apporte sa contribution au développement des savoirs en permettant d’élaborer sur cet aspect flou que constitue la pratique auprès de personnes qui s’autonégligent. Des pistes de recherche et d’intervention laissent poindre des travaux à venir pour soutenir la pratique.

Bravo Fiona!